7 ans à chasser l'ours à l'arc : ce que j'ai appris sur le courage
Pendant 7 ans, j'ai chassé l'ours noir au Québec avec un arc traditionnel. Ce que cette expérience m'a appris sur le courage, et ce que j'en transmets à mes clients.
Pendant 7 ans, chaque automne, je partais au Québec.
Une cabane au milieu des bois. 15 jours seul. Un arc traditionnel. Et l’ours noir.
Méthode amérindienne pure, pas d’arme à feu en sécurité. Juste moi, la forêt, et l’animal.
Le courage, ce n’est pas ce qu’on croit
On imagine que le courage, c’est l’absence de peur. Que les gens courageux ne ressentent pas ce que ressentent les autres, qu’ils sont immunisés contre l’angoisse, contre le doute, contre cette envie de faire demi-tour.
C’est faux. Et cette croyance fait beaucoup de dégâts.
J’ai eu peur. Beaucoup. Bien plus que je ne l’aurais imaginé avant d’y aller. Face à un ours en pleine forêt, la peur est réelle, physique, immédiate. Elle n’est pas théorique.
Mais j’y suis allé quand même.
C’est ça, le courage.
Le courage n’est pas l’absence de peur. C’est la décision d’avancer malgré elle.
Ce que la forêt enseigne
La forêt québécoise la nuit est silencieuse d’une façon que les gens qui vivent en ville ne connaissent pas vraiment. Ce silence a une texture. Il amplifie tout ce qu’on porte à l’intérieur.
Seul dans ce silence, face à quelque chose qui me dépasse physiquement, j’ai appris ce que je n’aurais pas pu apprendre autrement : la peur ne disparaît jamais. On apprend juste à avancer avec elle.
Cette phrase, je la dis à mes clients. Ils la comprennent intellectuellement quand ils l’entendent. Ils la comprennent différemment quand ils savent qu’elle vient d’une forêt du Québec, seul, dans le noir, face à un ours.
La peur de mes clients
Mes clientes me disent : “J’ai peur du jugement.” “J’ai peur de ne pas être à la hauteur.” “J’ai peur de l’échec.”
Je comprends ces peurs. Pas parce que j’ai lu des livres sur le sujet. Parce que j’ai eu peur, face à l’ours, seul face à la nuit, face à mes propres limites.
La peur que vous ressentez face à votre projet n’est pas différente dans sa nature. Elle est différente dans son objet. Mais le mécanisme est le même : quelque chose d’important, une incertitude sur l’issue, et cette voix intérieure qui dit “n’y va pas”.
Ce que j’enseigne dans la VEP, ce n’est pas de supprimer cette voix. C’est de comprendre d’où elle vient, d’évaluer si elle est légitime dans la situation actuelle, ou si elle parle d’une situation ancienne qui n’existe plus, et d’avancer malgré elle.
95% de mes clients dépassent leurs peurs. Pas parce qu’ils ne les ont plus. Parce qu’ils ont appris à avancer avec.
Un coach qui enseigne depuis son canapé
Je refuse d’enseigner le courage depuis un bureau. Je refuse de parler de dépassement de soi à des gens qui voient en moi quelqu’un qui n’a jamais rien risqué.
Les 7 années de chasse à l’ours, les 4 jours sous terre, les 20 kilomètres à la palme en pleine mer à 60 ans, ce ne sont pas des exploits dont je tire vanité. Ce sont des expériences qui fondent ce que je transmets.
Quand je vous dis que la peur n’est pas votre ennemie, je ne vous lis pas une citation de livre.
Je vous dis ce que j’ai appris dans une forêt, seul, dans le noir.
Quelle est votre ours ?
Prochaine étape
Vous voulez aller plus loin ?
Ce que vous venez de lire est le reflet de ce que je transmets dans la VEP (Votre Équation Personnelle), un parcours structuré pour comprendre et transformer durablement ce qui vous bloque.